Encadrement des loyers à Paris 2026

Carte interactive des loyers de référence officiels DRIHL. Consultez les prix au m² par quartier, type de bien et époque de construction.

Données en vigueur du 1er juillet 2026 au 24 novembre 2026

Calculez votre loyer encadré

Données officielles DRIHL 2026

Cliquez sur un quartier

pour voir les loyers de référence

Loyer de référence (€/m²)

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Source : DRIHL Île-de-France, loyers de référence en vigueur du 1er juillet 2026 au 24 novembre 2026

Loyers de référence par secteur géographique

Paris est divisé en 14 secteurs géographiques regroupant les 80 quartiers administratifs. Chaque secteur a ses propres loyers de référence. Voici un aperçu pour un T2 meublé, construction avant 1946 :

SecteurMinoréRéférenceMajoré
Secteur 225.5 €/m²36.4 €/m²43.7 €/m²
Secteur 125.2 €/m²36 €/m²43.2 €/m²
Secteur 424.9 €/m²35.5 €/m²42.6 €/m²
Secteur 323.4 €/m²33.4 €/m²40.1 €/m²
Secteur 623.2 €/m²33.1 €/m²39.7 €/m²
Secteur 522.9 €/m²32.7 €/m²39.2 €/m²
Secteur 1022.4 €/m²32 €/m²38.4 €/m²
Secteur 1222.3 €/m²31.8 €/m²38.2 €/m²
Secteur 1121.8 €/m²31.1 €/m²37.3 €/m²
Secteur 721.6 €/m²30.9 €/m²37.1 €/m²
Secteur 921 €/m²30 €/m²36 €/m²
Secteur 820.7 €/m²29.5 €/m²35.4 €/m²
Secteur 1420.4 €/m²29.1 €/m²34.9 €/m²
Secteur 1319.9 €/m²28.4 €/m²34.1 €/m²

Comment fonctionne l'encadrement des loyers à Paris ?

Depuis 2019, l'encadrement des loyers est en vigueur à Paris. Les plafonds varient d'un secteur à l'autre : consultez le loyer de référence par arrondissement. La DRIHL (Direction Régionale et Interdépartementale de l'Hébergement et du Logement) fixe chaque année trois niveaux de loyer de référence pour chaque combinaison de secteur géographique, nombre de pièces, époque de construction et type de location (meublée ou non meublée).

Encadrement, plafonnement, plafond : le même dispositif

Trois mots circulent pour désigner la même chose. Le terme officiel des textes est l'encadrement des loyers. Dans le langage courant, on parle plutôt de plafonnement des loyers, ou simplement du plafond de loyer à ne pas dépasser. Il n'existe qu'un seul dispositif à Paris, et une seule valeur qui vous engage : le loyer de référence majoré.

À ne pas confondre en revanche avec le plafonnement de l'évolution des loyers en zone tendue, qui limite la hausse entre deux locataires et constitue un mécanisme distinct, applicable même hors des villes qui pratiquent l'encadrement.

Les trois loyers de référence

  • Loyer minoréLe plancher, fixé à 30 % en dessous du loyer de référence. Un loyer inférieur peut justifier une réévaluation par le propriétaire.
  • Loyer de référenceLe loyer médian constaté sur le marché pour ce type de bien dans ce secteur.
  • Loyer majoréLe plafond légal, fixé à 20 % au-dessus du loyer de référence. C'est la seule des trois valeurs qui vous engage.

Comment calculer le plafond de votre loyer

Le calcul du plafonnement tient en une multiplication :

Loyer de référence majoré (€/m²) × surface habitable (m²) = loyer maximum hors charges

Toute la difficulté est de trouver le bon loyer de référence majoré, car il dépend de quatre variables simultanément : le secteur géographique du logement, le nombre de pièces principales, l'époque de construction et le caractère meublé ou non meublé de la location. Le référentiel compte 448 combinaisons.

Exemple chiffré

Un T2 meublé de 40 m² construit avant 1946, dans un secteur où le loyer de référence majoré s'élève à 41,3 €/m². Le loyer maximum hors charges est de 41,3 × 40 = 1 652 € par mois. Au-delà, le bail est irrégulier, sauf complément de loyer justifié.

Utilisez le calculateur en haut de page : il retrouve automatiquement votre secteur à partir de l'adresse.

Attention à la notion de surface habitable, au sens de la loi Boutin : elle exclut les combles non aménagés, les caves, les balcons, les terrasses, ainsi que les parties dont la hauteur sous plafond est inférieure à 1,80 m. Retenir la surface Carrez ou la surface annoncée dans une annonce conduit souvent à surestimer le plafond.

Le complément de loyer : la seule façon de dépasser le plafond

Un loyer supérieur au loyer de référence majoré n'est licite que sous la forme d'un complément de loyer, et à trois conditions cumulatives :

  • le loyer de base doit déjà être fixé exactement au niveau du loyer de référence majoré, le complément venant s'y ajouter ;
  • le logement doit présenter des caractéristiques de localisation ou de confort déterminantes, par comparaison avec les logements de la même catégorie situés dans le même secteur ;
  • le complément doit être mentionné, chiffré et justifié dans le contrat de location. Un complément non écrit n'existe pas.

Neuf défauts qui interdisent tout complément de loyer

Pour les baux signés depuis le 18 août 2022, la présence d'un seul de ces éléments suffit à rendre le complément illégal :

  • Sanitaires situés sur le palier
  • Signes d'humidité sur certains murs
  • Classe F ou G au diagnostic de performance énergétique
  • Fenêtres laissant passer l'air, hors grille de ventilation
  • Vis-à-vis à moins de dix mètres
  • Infiltrations ou inondations provenant de l'extérieur
  • Problèmes d'évacuation d'eau au cours des trois derniers mois
  • Installation électrique dégradée
  • Mauvaise exposition de la pièce principale

Comment un locataire peut le contester

Le locataire dispose de trois mois à compter de la signature du bail pour saisir la commission départementale de conciliation. Passé ce délai, le complément n'est plus contestable. En cas d'échec de la conciliation, il peut saisir le juge des contentieux de la protection dans les trois mois suivant la décision de la commission. C'est alors au bailleur de démontrer que les caractéristiques invoquées justifient le montant demandé.

Dépassement du plafond : sanctions et remboursement

Le contrôle est assuré par la préfecture, saisie par le locataire ou agissant après vérification des annonces en ligne. La procédure commence par une mise en demeure de ramener le loyer au plafond et de restituer le trop-perçu.

Amende administrative maximale

5 000 €

bailleur personne physique

Amende administrative maximale

15 000 €

bailleur personne morale, SCI comprise

Ces montants s'appliquent par logement concerné. Un propriétaire de plusieurs biens non conformes s'expose donc à autant d'amendes. À cela s'ajoute la restitution du trop-perçu au locataire, qui peut porter sur toute la durée du bail.

Le locataire dispose par ailleurs d'une action propre : il peut demander la diminution du loyer devant le juge, dans un délai de trois ans.

Quels logements échappent à l'encadrement

Le dispositif s'applique aux logements, meublés ou vides, qui constituent la résidence principale du locataire. En sont exclus :

  • les logements sociaux HLM et les logements conventionnés APL ;
  • les logements soumis à la loi de 1948 ;
  • les locations saisonnières et les meublés de tourisme ;
  • les résidences secondaires et les logements de fonction.

Cette dernière ligne est déterminante. Ce n'est pas le type de contrat qui fait sortir un logement de l'encadrement, mais le fait qu'il ne soit pas la résidence principale de son occupant. C'est le fondement du bail code civil, qui permet un loyer libre à cette condition, et la raison pour laquelle le bail mobilité reste, lui, plafonné.

14 secteurs géographiques, 80 quartiers

Paris ne fonctionne pas par arrondissement pour l'encadrement des loyers, mais par secteur géographique. Les 80 quartiers administratifs sont regroupés en 14 secteurs, chacun avec ses propres loyers de référence. Deux quartiers du même arrondissement peuvent appartenir à des secteurs différents et avoir des loyers de référence distincts.

Ce qui change au 1er juillet 2026

Le nouvel arrêté préfectoral du 12 juin 2026 relève les loyers de référence d'environ 3 % en moyenne par rapport au millésime précédent, avec des écarts allant de la stabilité à près de 8 % selon le secteur, le nombre de pièces et l'époque de construction. Particularité de cette année : l'arrêté ne couvre que la période du 1er juillet au 24 novembre 2026, et non une année pleine. L'expérimentation de l'encadrement des loyers issue de la loi ELAN, prolongée par la loi 3DS, arrive en effet à échéance le 23 novembre 2026. Sa reconduction dépend d'une nouvelle intervention législative. Tant que le dispositif s'applique, un bail signé pendant cette période reste soumis au loyer de référence majoré.

Le bail mobilité et l'encadrement des loyers

Le bail mobilité (1 à 10 mois, non renouvelable) est soumis à l'encadrement des loyers comme tout bail d'habitation à Paris. Le loyer ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré. C'est pourquoi connaître les loyers de référence de son quartier est essentiel pour fixer un loyer conforme et attractif.

Ce que le bail doit obligatoirement mentionner

Dans une commune qui applique l'encadrement, le contrat de location doit faire figurer trois montants, et non pas seulement le loyer demandé :

Loyer de base

Le loyer hors charges et hors complément de loyer

Loyer de référence

La valeur médiane du secteur pour ce type de bien

Loyer de référence majoré

Le plafond applicable, référence + 20 %

Si un complément de loyer est demandé, il doit en outre être mentionné, chiffré et justifié séparément. Et lorsque le logement est reloué après le départ d'un locataire, le montant du dernier loyer acquitté doit également apparaître.

Si le loyer de référence majoré ne figure pas au bail

L'omission n'annule pas le bail, mais elle ouvre une procédure au locataire, avec des délais courts :

  1. dans le mois suivant la prise d'effet du bail, il met le bailleur en demeure par lettre recommandée d'ajouter la mention manquante ;
  2. le bailleur dispose d'un mois pour répondre ;
  3. à défaut de réponse ou en cas de refus, le locataire peut saisir le juge dans les trois mois pour obtenir, si nécessaire, une diminution du loyer.

Autrement dit, une mention oubliée transforme un bail conforme en litige potentiel. C'est l'erreur la plus facile à éviter.

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Questions fréquentes sur l'encadrement des loyers

Comment calculer le loyer maximum autorisé à Paris ?

Multipliez le loyer de référence majoré de votre secteur, exprimé en euros par mètre carré, par la surface habitable du logement au sens de la loi Boutin. Le loyer de référence majoré dépend de quatre critères simultanés : le secteur géographique, le nombre de pièces principales, l'époque de construction et le caractère meublé ou non de la location.

Quelle est la différence entre loyer de référence et loyer de référence majoré ?

Le loyer de référence est la valeur médiane constatée sur le marché pour ce type de bien dans ce secteur. Le loyer de référence majoré vaut cette médiane augmentée de 20 % : c'est le plafond légal, et la seule des trois valeurs qui engage le bailleur. Le loyer minoré, fixé 30 % en dessous de la médiane, sert de plancher indicatif.

Peut-on dépasser le plafond avec un complément de loyer ?

Oui, mais à trois conditions cumulatives : le loyer de base doit déjà être fixé au niveau du loyer de référence majoré, le logement doit présenter des caractéristiques de localisation ou de confort déterminantes par comparaison avec les logements équivalents du même secteur, et le complément doit être mentionné, chiffré et justifié dans le bail. Depuis le 18 août 2022, la présence d'un seul défaut parmi neuf, dont un DPE classé F ou G ou un vis-à-vis à moins de dix mètres, interdit tout complément.

Que risque un propriétaire qui dépasse le plafond ?

La préfecture met d'abord en demeure de ramener le loyer au plafond et de restituer le trop-perçu. L'amende administrative peut atteindre 5 000 euros pour un bailleur personne physique et 15 000 euros pour une personne morale, SCI comprise, et s'applique par logement concerné. Le locataire dispose par ailleurs d'une action propre en diminution de loyer pendant trois ans.

Le loyer de référence majoré doit-il figurer dans le bail ?

Oui. Le bail doit mentionner le loyer de base, le loyer de référence et le loyer de référence majoré. Si cette dernière mention manque, le locataire peut mettre le bailleur en demeure dans le mois suivant la prise d'effet du bail, puis saisir le juge dans les trois mois pour obtenir une diminution de loyer.

L'encadrement des loyers s'applique-t-il au bail mobilité ?

Oui. Le dispositif issu de l'article 140 de la loi ELAN couvre expressément le bail mobilité. L'article 25-16 de la loi de 1989 dispose que le loyer est librement fixé, mais cette liberté s'exerce dans la limite du loyer de référence majoré là où l'encadrement est en vigueur.

Quels logements ne sont pas concernés par l'encadrement ?

Sont exclus les logements sociaux HLM et conventionnés APL, les logements soumis à la loi de 1948, les locations saisonnières et meublés de tourisme, ainsi que les résidences secondaires et les logements de fonction. Le critère déterminant est que le logement ne constitue pas la résidence principale du locataire.

Source des données : DRIHL Île-de-France (Direction Régionale et Interdépartementale de l'Hébergement et du Logement) —Arrêté préfectoral n° IDF-2026-06-12-00003 du 12 juin 2026 fixant les loyers de référence à Paris, en vigueur du 1er juillet 2026 au 24 novembre 2026. Les 448 valeurs affichées sur cette page sont extraites du référentiel cartographique officiel de la DRIHL (80 quartiers, 14 secteurs géographiques) et vérifiées une à une contre l'annexe 2 de l'arrêté. Données publiées sous Licence Ouverte Etalab 2.0.

Les informations présentées sur cette page sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil juridique. En cas de litige, seuls les textes officiels publiés au recueil des actes administratifs de la préfecture font foi. Consultez le site officiel de la DRIHL pour les données de référence.

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